Soirée des Amis du Front de gauche du Haillan sur les questions liées au logement

Le vendredi 2 février 2018

Intervention d'ouverture présentée par Jean-Louis Danflous

Nous sommes réunis pour débattre du droit au logement et des attaques qu’il subit.

Nous nous situons dans une perspective d’une métropole bordelaise à 1 million d’habitants contre 760 000 aujourd’hui.

Il n’est pas question pour nous de contester à qui que ce soit le droit de venir habiter dans la métropole comme nous avons pu le faire il y a quelques années.

Néanmoins, l’augmentation de 25% du nombre d’habitants – l’équivalent de la ville de Bordeaux – risque de poser quelques problèmes :

—  La surface à bâtir risque se développer au détriment des espaces verts et des zones agricoles provoquant ainsi une hausse significative du foncier…. Et donc, la raréfaction du logement social.

—  Sommes-nous équipés pour accueillir ce supplément de population aussi rapidement en termes d’écoles, de services de santé, de transports… ?

En ce qui concerne le logement social, qui est la seule solution pour répondre aux 50 000 demandes de logement actuellement recensées (500 au Haillan), il nous reste à définir ce qu’est vraiment un logement social. La règle est que le prix du loyer ne doit pas dépasser le tiers des revenus mensuels (en fait c’est 30%). Avec un SMIC net inférieur à 1200€, le loyer moyen ne devrait pas dépasser 400€ - à condition d’avoir un boulot et qu’il soit à temps plein.

Les personnes ayant des revenus se situant en dessous du SMIC – chômeurs, étudiants, retraités – auront des difficultés à se loger car les offices de HLM ne prendront pas le risque de loyers impayés. Ils ne rempliront donc pas leur mission au nom de critères comptables plus que sociaux.

Aujourd’hui, alors que notre commune du Haillan va avoir des difficultés à atteindre le seuil de 25% de logements sociaux en 2025, les organismes HLM vont rencontrer plus de difficultés à bâtir, rénover, entretenir du fait de la baisse des APL qui devrait se répercuter sur leur financement ainsi que la baisse de ressources issues de l’État.

Le débat sur l’aménagement du centre ville du Haillan est ouvert, même si on peut craindre que la bureaucratie de la métropole n’ait déjà tranché pour nous et nos élus sur la hauteur des immeubles, la classification des appartements –social ou non… ?

Je vais passer la parole à Anny Lartigue, présidente départementale de la Confédération Nationale du Logement qui va introduire le débat que nous vous proposons d’avoir à l’issue de son intervention.